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CEB 2027 : le seuil de réussite passe à 60 %

Nouvelle règle, dates de juin 2027, rôle du jury de l’école et conseils pour aborder le CEB sereinement

À partir de juin 2027, il faut obtenir au moins 60 % de moyenne pour réussir le CEB, en plus de 50 % dans chacune des quatre disciplines. Si votre enfant est en 6e primaire cette année, il est le premier concerné. Voici ce que dit exactement la nouvelle règle, ce qu’elle change pour lui, et comment l’aborder sans transformer l’année en course aux points.

CEB 2027 : ce que dit la nouvelle règle

Le CEB (certificat d’études de base) est l’épreuve externe qui clôt l’enseignement primaire dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ses conditions de réussite ont été relevées par un décret du 19 mars 2026, publié au Moniteur belge le 31 mars 2026 et entré en vigueur le 24 août 2026.

Concrètement, pour réussir l’épreuve, votre enfant doit obtenir :

  • au moins 50 % en français ;
  • au moins 50 % en mathématiques ;
  • au moins 50 % en sciences ;
  • au moins 50 % en formation historique et géographique ;
  • et une moyenne d’au moins 60 % sur l’ensemble de l’épreuve.

Les deux conditions s’additionnent. Un élève qui obtient 70 % partout sauf 45 % en sciences n’a pas réussi l’épreuve. Un élève qui dépasse 50 % dans chaque discipline mais termine à 57 % de moyenne non plus.

CEB 2027 : quelles dates ?

Selon la Fédération Wallonie-Bruxelles (circulaire 9788 du 27 août 2026), l’épreuve se déroule les matinées des lundi 21, mardi 22, jeudi 24 et vendredi 25 juin 2027. C’est donc la première session à laquelle s’applique le seuil de 60 %.

Le CEB 2027 porte sur les référentiels du tronc commun, comme celui de 2026 : les épreuves plus anciennes, écrites pour l’ancien programme, restent un bon entraînement, avec quelques questions qui ne correspondent plus à ce que votre enfant voit en classe.

De 50 à 60 % : qu’est-ce qui change vraiment ?

Jusqu’en 2026, il suffisait d’atteindre 50 % dans chaque discipline, sans exigence de moyenne. En juin 2026, une première évolution avait déjà eu lieu : l’ancien score d’« éveil », qui regroupait sciences et histoire-géographie, a été supprimé. Ces deux disciplines comptent désormais chacune pour elle-même.

La nouveauté de 2027, c’est donc la moyenne de 60 %. Elle change surtout deux choses :

  • Les « juste 50 % » ne suffisent plus. Un enfant qui passe de justesse dans les quatre disciplines peut rester sous la barre des 60 % au total.
  • Les points forts ne compensent pas tout. Une très bonne note en mathématiques aide la moyenne, mais ne rattrape pas un résultat sous 50 % en français ou en sciences.

Ce sont donc les acquis équilibrés qui comptent : pas forcément des résultats brillants, mais pas de discipline laissée de côté.

Si le seuil n’est pas atteint, le CEB est-il perdu ?

Non, pas automatiquement. Le seuil de 60 % est celui de la réussite de l’épreuve. Le jury de l’école garde la possibilité d’accorder le CEB à un élève qui ne l’a pas atteint, ou qui n’a pas pu passer toute l’épreuve.

Il se fonde alors sur le dossier de l’élève : les bulletins des deux dernières années, les bilans réalisés pendant l’année et tout élément utile à la décision. Un enfant qui a travaillé régulièrement et progressé garde donc toutes ses chances, même après une matinée difficile.

Si le CEB est refusé, l’école organise une rencontre avec les parents, et un recours reste possible auprès de la chambre de recours, sous certaines conditions. Le jury décide aussi de la suite : passage en 1re secondaire ou, exceptionnellement, maintien en 6e primaire.

Le CE1D et le CESS aussi passent à 60 %

Le même décret relève le seuil des autres épreuves externes certificatives, avec une règle plus stricte encore : 60 % dans chacune des épreuves.

  • le CE1D, en fin de 2e secondaire (français, mathématiques, sciences, langue moderne) ;
  • le CESS, en fin de 6e secondaire (français et histoire, pour les élèves concernés).

Pour le CE1D, nos conseils se trouvent dans l’article Parents : comment vous préparer au CE1D. Le CEB reste bien l’épreuve certificative de fin de primaire : la réforme change ses conditions de réussite, pas son existence.

60 % : un seuil, pas un objectif

Le chiffre impressionne, mais il faut le remettre à sa place. Le CEB vérifie que les apprentissages attendus en fin de primaire sont suffisamment maîtrisés. Pour un enfant qui suit sa scolarité sans difficulté majeure, 60 % reste atteignable sans préparation intensive.

Le relèvement du seuil réduit en revanche la marge laissée aux lacunes. Une difficulté en fractions ou en lecture de documents, qu’on aurait pu « compenser » hier, pèse davantage aujourd’hui. D’où l’intérêt de la repérer tôt.

Comment s’y préparer sans pression excessive ?

Le changement de seuil invite surtout à suivre l’année de près, plutôt qu’à tout concentrer sur les dernières semaines. Quelques repères :

  • Dès l’automne, regardez les bulletins discipline par discipline : un résultat fragile en sciences ou en histoire-géographie mérite autant d’attention qu’en mathématiques.
  • Parlez avec l’instituteur lors des réunions de parents : quelles compétences votre enfant doit-il encore consolider ?
  • Traitez une difficulté quand elle apparaît. Des fractions mal comprises en octobre laissent des mois pour les reprendre ; découvertes en mai, elles deviennent une source de stress.
  • Gardez les anciennes épreuves pour le printemps, afin de travailler le format, les consignes et la gestion du temps. Nous expliquons comment les utiliser dans l’article CEB : les épreuves des années précédentes.

Pour l’organisation générale des révisions, du planning au jour de l’épreuve, consultez notre guide pour préparer son enfant au CEB.

L’effet « 60 % » sur le stress

Pour beaucoup d’enfants, le CEB est le premier grand examen. Entendre qu’« il faut maintenant 60 % » peut suffire à leur donner l’impression que l’épreuve est devenue beaucoup plus difficile.

Les parents ressentent souvent cette pression eux aussi, et elle se transmet sans qu’on le veuille : on parle du CEB plus souvent, on s’inquiète de chaque contrôle, on multiplie les exercices. Prendre le CEB au sérieux et en faire une source d’angoisse sont pourtant deux choses différentes.

Présentez-le pour ce qu’il est : une étape importante, à laquelle votre enfant se prépare depuis plusieurs années, et pour laquelle le jury de l’école tient compte de tout son parcours.

Un coach pour consolider les acquis tout au long de l’année

Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique choisit pour votre enfant un coach adapté à ses besoins. En cours particuliers en primaire, à domicile partout en Belgique ou en ligne, le coach reprend les notions fragiles discipline par discipline, entraîne votre enfant au format du CEB et l’aide à aborder juin avec confiance.

Selon les besoins, quelques séances ciblées sur une matière suffisent, ou un suivi régulier sur l’année.

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