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Les bienfaits de la prise de notes pour mieux mémoriser : nos conseils pratiques

Pourquoi prendre des notes, comment s’y prendre selon le niveau, et les techniques qui aident à retenir : Cornell, carte mentale, abréviations

La prise de notes est une compétence essentielle, au secondaire, dans l’enseignement supérieur comme dans la vie professionnelle. Bien faite, elle ne sert pas seulement à garder une trace du cours : elle aide à mieux comprendre et à mieux mémoriser. Voici ses bienfaits, et nos conseils pratiques pour prendre des notes efficaces.

La prise de notes : définition

Prendre des notes, c’est noter l’essentiel de ce qu’on entend ou de ce qu’on lit, avec ses propres mots, sous une forme courte et organisée. Le but est de pouvoir retrouver plus tard le contenu du cours sans tout réécrire.

La prise de notes se distingue donc de la dictée. Il ne s’agit pas de recopier le professeur mot à mot, mais de trier, de résumer et de structurer l’information pendant qu’elle arrive. C’est justement ce travail de tri qui la rend utile pour apprendre.

Pourquoi prendre des notes ? Les bienfaits pour la mémoire

Les chercheurs distinguent deux fonctions de la prise de notes : l’acte d’écrire, qui aide à traiter l’information sur le moment, et les notes elles-mêmes, qui servent de support pour réviser. Les deux comptent.

1. Mieux comprendre le cours

Pour noter l’essentiel, il faut décider de ce qui est important et de ce qui l’est moins. Cette sélection oblige à suivre le raisonnement du professeur plutôt qu’à l’écouter passivement. On repère plus vite ce qu’on n’a pas compris, et on peut poser la question tout de suite.

2. Mieux mémoriser

Reformuler avec ses mots, relier une idée à une autre, résumer un exemple : tout cela demande un effort de traitement. Plus l’information est travaillée au moment où on la reçoit, mieux elle s’ancre. Recopier mot à mot demande beaucoup moins de réflexion, et laisse donc moins de traces.

3. Réviser plus efficacement

Des notes claires deviennent la base des révisions. Elles évitent de tout reprendre dans le manuel et permettent de se tester : cacher ses notes, essayer de retrouver les idées principales, puis vérifier. Cet exercice de rappel est l’une des façons les plus efficaces de retenir à long terme.

4. Rester attentif

Avoir une tâche active pendant le cours aide à garder sa concentration, surtout lors d’un long exposé. Un élève qui prend des notes décroche moins facilement qu’un élève qui se contente d’écouter.

L’importance de la prise de notes selon le niveau

  • Fin du primaire et début du secondaire : les élèves recopient surtout ce qui est au tableau. C’est le bon moment pour apprendre à souligner un titre, à faire une liste, à noter un mot clé. Les parents peuvent les aider à relire et à compléter leurs notes le soir même.
  • Secondaire supérieur : les professeurs parlent davantage et écrivent moins. L’élève doit apprendre à sélectionner seul, à utiliser des abréviations et à organiser sa page.
  • Enseignement supérieur : les cours magistraux sont longs et rapides, et les syllabus ne disent pas toujours tout. Une méthode de prise de notes solide devient indispensable pour préparer le blocus.

Techniques de prise de notes : nos conseils pratiques

1. Écouter attentivement

Pour prendre des notes efficaces, il faut d’abord écouter. Rangez le téléphone ou coupez les notifications pendant le cours. Repérez les signaux du professeur : ce qu’il répète, ce qu’il écrit au tableau, les annonces du type « retenez bien » ou « il y a trois raisons ».

2. Noter avec ses propres mots

Reformulez au lieu de recopier. Gardez les définitions, les formules et les dates telles quelles, mais résumez les explications en quelques mots. Si une idée vous échappe, laissez un blanc ou un point d’interrogation, et complétez plus tard.

3. Utiliser des abréviations et des symboles

Les abréviations font gagner du temps et de la place. Choisissez-en quelques-unes et gardez toujours les mêmes, pour pouvoir vous relire :

  • « = » pour « est, signifie », « ≠ » pour « différent de » ;
  • « → » pour « entraîne, donne », « ↑ » et « ↓ » pour « augmente » et « diminue » ;
  • « ex. », « def. », « cf. », « qqch », « pcq » pour « parce que ».

4. Hiérarchiser l’information

Utilisez des titres, des sous-titres, des puces et des retraits pour montrer ce qui dépend de quoi. Laissez de l’espace entre les parties : une page aérée se relit bien plus facilement, et vous pourrez y ajouter des compléments.

5. Choisir une méthode adaptée

Plusieurs méthodes ont fait leurs preuves. L’essentiel est d’en choisir une et de s’y tenir un moment :

  • La méthode Cornell : la page est divisée en trois zones. À droite, les notes du cours ; à gauche, une colonne étroite pour les mots clés et les questions, remplie après le cours ; en bas, un résumé de quelques lignes. Pour réviser, on cache la colonne de droite et on répond aux questions de gauche.
  • La carte mentale : le sujet au centre, les idées principales en branches, les détails en sous-branches. Elle convient bien aux matières où les liens entre les notions comptent (histoire, géographie, biologie) et pour faire la synthèse d’un chapitre.
  • Le plan structuré : titres numérotés, sous-parties et puces. C’est la méthode la plus simple pour un cours très organisé, comme souvent en sciences ou en droit.
  • Le tableau : utile pour comparer (deux auteurs, deux périodes, deux réactions chimiques).

6. À la main ou sur ordinateur ?

Une étude souvent citée (Mueller et Oppenheimer, 2014) a observé que les étudiants qui tapaient leurs notes sur ordinateur recopiaient davantage le cours mot à mot, et retenaient moins bien les idées. Ce résultat est cependant discuté : une réplication publiée en 2021 (Urry et collègues) a retrouvé la tendance à recopier au clavier, mais pas de différence nette dans les résultats au test.

Le support compte donc moins que la façon de noter. Ce qui aide à mémoriser, c’est de reformuler et de sélectionner, à la main comme au clavier. L’écriture manuscrite garde des atouts, surtout chez les plus jeunes : nous en parlons dans notre article sur l’écriture à l’ère du numérique. Sur ordinateur, fermez les autres onglets pour éviter les distractions.

7. Relire et compléter le jour même

Relisez vos notes le soir du cours, ou au plus tard le lendemain. Complétez les blancs avec le manuel ou le syllabus, ajoutez des questions dans la marge, surlignez les définitions. Ensuite, revenez-y à intervalles réguliers plutôt que tout relire la veille de l’examen.

Des notes, puis un vrai travail de mémorisation

De bonnes notes sont un point de départ. Pour retenir durablement, il faut ensuite les travailler activement : se tester, expliquer la matière à voix haute, espacer les révisions. La technique Feynman aide à vérifier qu’on a vraiment compris, et le palais de mémoire à retenir des listes ou des dates. Vous trouverez d’autres pistes dans nos 4 conseils pour une bonne méthode de travail.

Se faire accompagner

Certains élèves ont du mal à suivre le rythme du cours ou à trier l’information, et leurs notes ne les aident pas à étudier. Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique choisit un coach qui travaille avec l’élève sur sa méthode de travail : prise de notes, organisation, révisions. Les cours ont lieu à domicile partout en Belgique ou en ligne.

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