La rentrée des classes, c’est aussi la rentrée des parents. Cartables à préparer, devoirs, premières interrogations : ce stress touche autant les parents que les enfants. Voici nos conseils pour bien commencer l’année scolaire, que votre enfant soit en primaire, en secondaire ou qu’il entame des études supérieures.
Les premières semaines donnent le ton
La rentrée ne se joue pas uniquement le premier jour. Ce sont les premières semaines qui installent les habitudes de toute l’année, bonnes ou moins bonnes.
Bien démarrer ne veut pas dire travailler plus. Il s’agit surtout de mettre en place rapidement quelques repères simples, d’éviter les pièges classiques et de garder un bon équilibre dès le départ.
En Fédération Wallonie-Bruxelles, l’année commence fin août et alterne depuis la réforme de 2022 environ sept semaines de cours et deux semaines de congé. Le congé d’automne arrive donc vite : c’est un bon moment pour faire un premier bilan avec votre enfant.
Aborder l’année avec un regard positif
Évitez les prophéties dramatiques du type « Cette année, tu as intérêt à t’y mettre sérieusement » ou « Tu redoubles, tu n’as plus droit à l’erreur ». Ces phrases ajoutent de la pression sans donner de solution.
Abordez plutôt l’année nouvelle sans préjugé, comme une page blanche. Si votre enfant manque de motivation, un peu de nouveauté peut aider :
- une nouvelle activité extrascolaire ;
- un bureau réaménagé ou une chambre rafraîchie ;
- un objectif concret et atteignable pour le premier trimestre.
Installer un rythme de travail régulier
Dès la rentrée, prévoyez chaque jour un moment consacré aux devoirs et aux leçons, toujours à peu près à la même heure. La régularité compte davantage que la durée.
En primaire, la durée des devoirs est encadrée par un décret de 2001 de la Fédération Wallonie-Bruxelles :
- en 1re et 2e primaire, pas de devoirs écrits, seulement de courtes activités comme lire ou raconter ce qui a été fait en classe ;
- en 3e et 4e primaire, 20 minutes maximum ;
- en 5e et 6e primaire, 30 minutes maximum.
Ces devoirs doivent pouvoir être faits sans l’aide d’un adulte. Votre rôle est donc d’offrir un cadre, pas de faire le travail à sa place. Si les devoirs deviennent un sujet de conflit, notre aide aux devoirs en primaire peut prendre le relais.
En secondaire, aucune règle commune ne fixe la durée du travail à domicile : chaque école décide. Le temps d’étude augmente avec les années et dépend des options. L’essentiel est d’étudier un peu chaque jour plutôt que de tout reporter à la veille des contrôles.
Profiter des week-ends et des congés
Les week-ends et les congés permettent de revoir la matière et de combler un retard avant qu’il ne s’installe. Un créneau fixe, par exemple le samedi matin, suffit souvent.
Le matin est en général un bon moment : l’esprit est reposé et plus disponible. Gardez toutefois de vraies pauses, car les congés servent aussi à se reposer.
Organiser un espace de travail au calme
Choisissez avec votre enfant un endroit calme, à l’écart des allées et venues de la famille. Un bureau rangé et sans distraction aide à se concentrer.
- télévision, radio et ordinateur de loisir éteints ;
- smartphone en silencieux, ou dans une autre pièce pendant le travail ;
- journal de classe, fournitures et cours rangés au même endroit.
Prendre l’habitude de consulter ensemble le journal de classe en début de semaine aide votre enfant à anticiper les interrogations et les travaux.
Rester en contact avec l’école
Au minimum, soyez présent à la réunion de parents. C’est l’occasion de rencontrer le titulaire et de comprendre ce que l’école attend de votre enfant.
Si une matière pose problème, renseignez-vous auprès du professeur concerné sur ses attentes et sur la méthode de travail qu’il recommande. Si vous sentez de l’angoisse ou un mal-être, le centre PMS de l’école peut aussi vous recevoir.
Repérer les difficultés tôt
Une lacune de l’année précédente, une nouvelle matière, une méthode qui ne fonctionne plus : mieux vaut s’en rendre compte en octobre qu’au moment du bulletin de Noël.
Le piège le plus fréquent est d’attendre. Encouragez votre enfant à poser ses questions en classe et à demander de l’aide sans attendre la première mauvaise note. Une question de trop vaut mieux qu’une alerte tardive.
Souvent, la difficulté ne vient pas de la matière mais de la façon d’étudier. Dans ce cas, un travail sur la méthode de travail change beaucoup de choses.
Soutenir la motivation et la confiance
À la rentrée, beaucoup d’élèves se comparent aux autres et se jugent sévèrement. Rappelez à votre enfant que réussir son année ne signifie pas être meilleur que les autres. C’est comprendre comment on apprend, avancer à son rythme et savoir demander de l’aide au bon moment.
La motivation qui vient de l’intérieur (curiosité, intérêt, projet personnel) tient en général plus longtemps que la promesse d’une récompense ou la menace d’une sanction. Aidez votre enfant à relier ce qu’il apprend à ce qu’il aime ou à ce qu’il imagine pour plus tard.
Si votre enfant traîne les pieds dès septembre, notre article « Mon enfant n’aime pas l’école » propose des pistes concrètes.
Préserver l’équilibre : sport, sommeil et détente
Une activité sportive permet à votre enfant de se dépenser et de décompresser après la journée. Elle favorise aussi un sommeil de qualité, indispensable pour fixer ce qui a été appris.
Veillez à un coucher régulier, en particulier les soirs de semaine, et laissez de la place à des moments où il ne pense plus du tout à l’école.
Faire le point régulièrement, sans surveiller en permanence
Prenez un moment, par exemple une fois par semaine avec un jeune enfant et un peu moins souvent avec un adolescent, pour faire le point. Demandez-lui comment il se sent à l’école, comment se passent ses relations avec ses professeurs et ses camarades, ce qui lui plaît et ce qui le bloque.
Montrez que vous êtes disponible pour l’aider, sur la matière comme sur l’organisation. En revanche, évitez d’être à ses côtés chaque fois qu’il travaille ou de lui rappeler tous les jours qu’il doit ramener de bons résultats. Il a besoin d’espace pour avancer à son rythme et faire ses propres erreurs.
Et quand votre enfant entre dans le supérieur ?
À l’entrée dans les études supérieures, votre rôle change. L’étudiant gère seul son horaire et son étude, et les examens arrivent vite. Vous restez un soutien précieux : une écoute, un cadre de vie stable, un encouragement à s’organiser dès les premières semaines plutôt qu’en fin de quadrimestre.
Quand faire appel à un coach ?
Chaque élève est unique. Certains ont besoin d’un cadre, d’autres d’un coup de pouce ciblé dans une matière, d’autres encore d’apprendre à apprendre.
Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique vous écoute et choisit le coach qui correspond à votre enfant. Nos coaches donnent des cours particuliers à domicile partout en Belgique, ou en ligne, tout au long de l’année, pour que votre enfant ne perde pas le fil, ou le retrouve quand c’est nécessaire.
La rentrée n’est pas un sprint, c’est le point de départ d’un parcours. Et un bon départ change beaucoup de choses.