Vous commencez votre première année en haute école ou à l’université, ou vous entamez une nouvelle année d’études supérieures ? Les premières semaines décident de beaucoup. Voici 5 conseils pour bien démarrer, et les 5 erreurs que presque tous les étudiants font en début d’année.
Pourquoi le début d’année compte autant dans le supérieur
Les cours démarrent en septembre et le premier quadrimestre se termine déjà par une session d’examens en janvier. Entre les deux, il n’y a souvent ni interrogation ni bulletin pour vous dire où vous en êtes.
C’est ce qui rend ces semaines trompeuses : la pression est faible, mais la matière s’accumule. Ce que vous mettez en place en octobre, c’est ce qui vous portera en janvier.
5 conseils pour bien démarrer l’année dans l’enseignement supérieur
1. Trouvez votre équilibre entre vie étudiante et études
Les occasions de faire la fête ne manquent pas, et la vie étudiante fait partie de l’expérience. Certains profitent à fond des premières semaines et se mettent au travail ensuite ; d’autres travaillent dès le premier jour.
Quelle que soit votre approche, restez à flot dès le départ :
- procurez-vous les syllabus et les ouvrages de référence demandés ;
- sachez de quoi traite chaque cours et où en est le professeur ;
- renseignez-vous sur la forme de chaque examen (écrit, oral, QCM, travail) ;
- cherchez les examens des années précédentes, avec leurs corrigés si possible ;
- gardez le contact avec d’autres étudiants pour savoir quels cours ne pas manquer.
2. Choisissez les cours où votre présence fait la différence
À l’université et dans certaines hautes écoles, la présence aux cours théoriques n’est pas toujours contrôlée. Les travaux pratiques, laboratoires et stages, eux, sont souvent obligatoires. Le règlement des études de votre établissement fait foi : lisez-le.
Quelques bonnes raisons d’aller au cours :
- il n’existe pas de syllabus, il est incomplet, ou le professeur précise au cours la partie de la matière à ne pas étudier ;
- la matière est difficile et les explications du professeur la rendent plus claire ;
- vous avez du mal à trouver la motivation de travailler seul ;
- le groupe est petit et l’examen est oral : le professeur vous connaîtra.
Si vous avez pris du retard au point de ne plus rien suivre en auditoire, remettez-vous à niveau rapidement, puis retournez au cours dès que possible.
3. Trouvez votre méthode et votre lieu d’étude
Le supérieur demande plus d’autonomie qu’en secondaire : c’est le moment d’ajuster votre méthode de travail. Testez plusieurs façons de faire (résumés, fiches, schémas, exercices refaits) et gardez ce qui vous permet de retenir et de comprendre.
On parle souvent de mémoire « visuelle » ou « auditive ». La recherche montre surtout qu’on retient mieux en se testant et en revoyant la matière à intervalles réguliers, quel que soit son profil. Si votre méthode reste floue, un accompagnement en méthode de travail peut vous faire gagner beaucoup de temps.
Côté lieu, la bibliothèque de votre établissement aide souvent à se concentrer : on y est entouré d’étudiants qui travaillent, loin du téléphone, du lit et des séries.
4. Travaillez régulièrement
Le temps de travail ne garantit pas la réussite à lui seul, mais la régularité pèse beaucoup. Dès le début de l’année, faites un planning et réservez des moments fixes, selon votre horaire, pour :
- revoir la matière vue au cours ;
- faire vos résumés au fil des semaines ;
- préparer les travaux pratiques et refaire les exercices.
5. Notez vos questions et faites-vous aider tôt
Une question sans réponse ou un exercice que vous ne parvenez pas à résoudre ne doit pas attendre. La prochaine fois que vous y penserez, ce sera peut-être la veille de l’examen.
Notez vos questions au fur et à mesure et cherchez de l’aide : auprès du professeur, d’un assistant, d’un autre étudiant ou d’un coach.
5 erreurs qu’on fait tous en début d’année (et comment les éviter)
On s’est tous dit un jour : « cette année, ça va être différent ». C’est possible, à condition d’éviter ces pièges classiques.
Erreur 1 : « J’attends que les cours avancent un peu »
Pas d’examen à l’horizon, peu de pression : on se relâche. C’est pourtant maintenant qu’il faut installer votre système : prise de notes, planning, résumés chaque semaine.
Erreur 2 : « J’ai toujours réussi comme ça »
Le rythme, les attentes et la quantité de matière changent en passant du secondaire au supérieur. Même un très bon élève de secondaire doit souvent revoir sa méthode : plus d’autonomie, plus de recul, plus d’organisation.
Erreur 3 : « Je comprends globalement, donc ça va »
Comprendre un cours de deux heures, ce n’est pas maîtriser la matière pour un examen. Le cerveau envoie de faux signaux de confiance : on croit avoir compris, on range ses notes, et un mois plus tard on ne sait plus par où commencer.
Testez-vous régulièrement :
- reformulez la matière avec vos propres mots ;
- faites des mini-fiches et interrogez-vous dessus ;
- essayez d’expliquer un chapitre à quelqu’un d’autre.
Erreur 4 : « Je ne suis pas encore en retard »
C’est l’erreur la plus répandue. On n’est jamais en retard… jusqu’au jour où on l’est vraiment, et on court alors après le temps. Bloquez dès le début des moments fixes dans la semaine pour revoir vos cours, même sans échéance proche.
Erreur 5 : « Je n’ai pas besoin d’aide, je dois juste m’y mettre »
C’est parfois vrai. Mais on sous-estime souvent ce qui coince : une méthode qui ne convient plus, un rythme irrégulier, la fatigue, ou simplement le besoin d’un coup de pouce.
Demander de l’aide, c’est de la lucidité. Les solutions ne sont pas réservées à ceux qui sont en difficulté :
- travailler avec d’autres étudiants ;
- suivre les séances de remédiation ou d’aide à la réussite que proposent de nombreuses universités et hautes écoles ;
- prendre des cours particuliers dans le supérieur pour une matière qui bloque.
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Et quand la session approche, nos 5 conseils pour étudier et réussir tes examens prennent le relais.