Les examens approchent, le stress monte et la pile de syllabus n’a jamais paru aussi haute ? C’est normal à cette période. Le blocus se réussit surtout par l’organisation : un bon départ, un rythme tenable, une étude active et quelques réflexes le jour de l’examen.
Le blocus, c’est quoi et quand ?
En Belgique, le blocus (on dit « blok » en Flandre) désigne la période d’étude intensive qui précède une session d’examens. Dans le supérieur, il revient au moins deux fois par an :
- pendant les vacances d’hiver, avant la session de janvier ;
- en mai et juin, avant la session de juin ;
- en été, pour ceux qui passent la seconde session, organisée de la mi-août à début septembre selon les établissements.
En fin de secondaire, beaucoup d’élèves vivent un premier « petit blocus » avant les examens de décembre ou de juin. Les conseils qui suivent valent pour les deux, en adaptant la durée.
Comment se mettre en mode blocus en 48 heures ?
La première difficulté du blocus n’est souvent pas la matière, mais la transition. Passer des séries et des sorties à des journées entières d’étude ne se fait pas tout seul. On repousse, on s’accorde « un dernier épisode », et deux jours passent. Voici comment faire ce changement en un week-end.
Jour 1 : fixer le rythme
- Une heure de lever et de coucher fixe, la même chaque jour, avec 7 à 9 heures de sommeil. C’est pendant le sommeil que le cerveau consolide ce qui a été étudié dans la journée.
- Un rituel du matin d’une demi-heure : se lever, se doucher, s’habiller, prendre un vrai petit-déjeuner. Ce signal de départ aide à entrer dans la journée de travail, bien plus qu’étudier en pyjama dans son lit.
- Un premier état des lieux de vos cours : notes complètes ou non, chapitres manquants, exercices à refaire. Complétez ce qui manque auprès de sources sûres (syllabus, supports du professeur, camarades fiables).
Jour 2 : protéger sa concentration
- Le téléphone hors de portée : dans une autre pièce ou en mode avion pendant les séances de travail. Chaque notification casse la concentration, et la retrouver prend du temps.
- Des séances courtes et nettes, par exemple avec la méthode Pomodoro : 25 minutes de travail sur une seule tâche, 5 minutes de pause, et une pause plus longue après quatre cycles.
- Un lieu de travail stable, rangé, réservé à l’étude autant que possible.
Les réseaux sociaux sont souvent le premier frein au démarrage. Nous leur avons consacré un article : l’impact des réseaux sociaux sur la vie des étudiants.
Faire le point et planifier son blocus
Avoir une vue d’ensemble de ce qui vous attend permet de mesurer le travail à fournir. Pour estimer le temps à consacrer à chaque examen, partez de critères concrets :
- la quantité de matière ;
- la part de théorie et d’exercices ;
- la qualité de vos notes ;
- votre avancement, votre intérêt et votre facilité dans chaque cours.
Si vous ne connaissez pas encore votre rythme, faites une journée test en travaillant un peu chaque matière. Écrivez ensuite votre planning, avec des objectifs par jour et par semaine, et gardez une marge pour les imprévus.
Alterner les matières dans une même journée aide souvent à rester attentif. Prévoyez aussi des moments de révision des cours déjà vus : ce qui n’est pas revu s’oublie vite.
Étudier activement : comprendre plutôt que relire
Étudier est une chose, retenir en est une autre. Relire ses notes donne l’impression de savoir, sans le vérifier. Pour tester vos connaissances :
- refaites les exercices et, s’ils sont disponibles, les examens des années précédentes ;
- expliquez la matière à voix haute, à un ami ou à vous-même ;
- interrogez-vous avec des fiches : une question au recto, la réponse au verso.
Ne vous laissez pas engloutir par la quantité de matière. Construisez une vue d’ensemble du cours (une table des matières annotée et colorée aide beaucoup) et cherchez les liens entre les chapitres. L’ordre des chapitres a souvent une raison.
Mettez-vous à la place du professeur : quels étaient les objectifs annoncés en début de cours ? Quelles questions pourrait-il poser ? Renseignez-vous sur le type d’examen, car on ne prépare pas un oral comme un écrit ou un QCM.
Pour aller plus loin sur la méthode, lisez aussi nos 5 conseils pour étudier et réussir tes examens.
Tenir sur la durée : sommeil, alimentation, temps libre
Un blocus dure plusieurs semaines. Prendre soin de son corps fait partie du travail, car la fatigue réduit la concentration et la mémorisation.
- Le sommeil : dormir moins pour étudier plus ne tient pas. Une nuit écourtée se paie le lendemain.
- L’alimentation : des repas simples et variés, des aliments qui donnent de l’énergie sur la durée (légumes, céréales complètes) et beaucoup d’eau. La restauration rapide et les boissons énergisantes donnent souvent un coup de fatigue quelques heures plus tard.
- Le temps libre : bouger, sortir prendre l’air, voir des amis. Planifiez ces moments et fixez-vous une heure de retour le soir, pour protéger votre sommeil.
Si vous étudiez en groupe, gardez des pauses qui sont de vraies pauses (quelques étirements, de l’air frais) plutôt que de longues discussions qui font décrocher.
Le jour de l’examen
Un peu de stress est normal, et il aide même à rester alerte. Quelques réflexes selon le type d’examen :
À l’écrit
- Lisez chaque énoncé jusqu’au bout : la fin de la question précise souvent ce qui est attendu.
- Répondez à la question posée, sans recopier tout le cours.
- Structurez votre réponse en sous-parties. En sciences, justifiez chaque étape et mettez en évidence le résultat final.
- Bloqué sur une question ? Passez à la suivante et revenez-y ensuite.
À l’oral
- Gérez le temps imparti et tenez compte des habitudes de votre professeur.
- Parlez posément, articulez et regardez votre examinateur.
- Montrez que vous avez compris l’essentiel du cours : le mot à mot convainc rarement.
- Si l’oral vous stresse, entraînez-vous à répondre à voix haute aux questions d’un ami.
Au QCM
- Lisez les consignes : « toutes les bonnes réponses » ou « la meilleure réponse », ce n’est pas la même chose.
- Faites un premier passage en répondant aux questions évidentes, puis revenez sur celles qui demandent réflexion.
- S’il y a des points négatifs, ne répondez que lorsque votre raisonnement mène à une réponse claire. Sans points négatifs, répondez à tout, en procédant par élimination.
Et si le blocus ne démarre pas ?
Certains étudiants n’arrivent pas à faire ce passage seuls, ou se sentent perdus devant un cours précis. Un accompagnement extérieur peut aider à tenir un planning, à reprendre une matière ou à travailler sa méthode.
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