Instagram, TikTok, Snapchat, WhatsApp : les réseaux sociaux font partie du quotidien des jeunes, du secondaire aux études supérieures. Ils rapprochent, informent et peuvent aider à apprendre. Ils peuvent aussi grignoter le sommeil, la concentration et la confiance en soi. Voici ce que l’on sait de leur impact, et comment garder un usage qui sert la scolarité.
Quel est l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes ?
La question revient souvent chez les parents, et la réponse est nuancée. La recherche observe à la fois des effets positifs et des effets négatifs. Tout dépend du temps passé, de ce que le jeune y fait, du moment de la journée et de sa situation personnelle.
Un repère récent et fiable vient de l’enquête HBSC, menée avec l’Organisation mondiale de la santé auprès de près de 280 000 jeunes de 11, 13 et 15 ans dans 44 pays et régions d’Europe, d’Asie centrale et du Canada. En 2022, 11 % d’entre eux montraient des signes d’usage problématique des réseaux sociaux : du mal à contrôler leur usage, avec des conséquences négatives sur leur vie. Ils étaient 7 % en 2018.
Deux nuances s’imposent :
- la grande majorité des jeunes utilise les réseaux sociaux sans perdre le contrôle ;
- les filles sont davantage concernées que les garçons (13 % contre 9 % dans la même enquête).
Beaucoup d’études trouvent un lien entre usage intensif et mal-être, mais ce lien est souvent faible. Elles peinent aussi à dire dans quel sens il va : les réseaux rendent-ils certains jeunes plus fragiles, ou les jeunes déjà en difficulté s’y réfugient-ils davantage ? Les chercheurs restent partagés. D’où l’intérêt de regarder chaque jeune plutôt qu’une moyenne.
Les avantages des réseaux sociaux pour les étudiants
Bien utilisés, les réseaux sociaux rendent de vrais services à un élève ou à un étudiant :
- Rester en lien : garder contact avec ses amis, surtout après un déménagement, un changement d’école ou une entrée à l’université.
- S’entraider : un groupe de classe permet de partager un horaire, une consigne oubliée ou des notes de cours.
- Apprendre autrement : des vidéos courtes expliquent une notion de chimie, une règle de grammaire ou une méthode de calcul.
- Se trouver une communauté : un jeune passionné par un sujet rare, ou qui se sent seul à l’école, peut y trouver des personnes qui lui ressemblent.
- Préparer l’avenir : dans le supérieur, LinkedIn aide à découvrir des métiers, à trouver un stage et à se constituer un réseau professionnel.
Les inconvénients des réseaux sociaux en milieu scolaire
La concentration et le temps d’étude
Les applications sont conçues pour retenir l’attention : défilement sans fin, vidéos qui s’enchaînent, notifications. Une session de révision coupée toutes les cinq minutes par un message demande ensuite un effort pour se replonger dans la matière.
Le temps passé « juste quelques minutes » s’additionne vite. Il se prend souvent sur le travail personnel, celui qui fait la différence aux examens.
Le sommeil
L’écran consulté au lit retarde l’endormissement. Les conversations de groupe continuent tard le soir, et l’envie de ne rien manquer pousse à vérifier son téléphone. Or un élève fatigué retient moins bien ce qu’il a appris et se concentre moins en classe.
La comparaison et la pression sociale
Les réseaux montrent des vies retouchées : silhouettes parfaites, vacances, réussites. À l’adolescence, l’âge où l’on se construit, cette comparaison permanente peut peser sur l’estime de soi. Le nombre de « j’aime » devient parfois une mesure de sa valeur.
Le cyberharcèlement
Les moqueries ou les rumeurs qui naissaient à l’école suivent désormais le jeune jusque chez lui, à toute heure. Un changement d’humeur, un repli soudain ou un téléphone caché en permanence peuvent en être des signes.
Le smartphone à l’école : ce que dit la règle
Depuis la rentrée du 25 août 2025, un décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles interdit l’usage récréatif des smartphones et des objets connectés dans les écoles maternelles, primaires et secondaires. La règle vaut en classe, à la récréation et pendant les sorties scolaires. L’usage pédagogique, demandé par l’enseignant, reste permis.
Chaque école précise les modalités dans son règlement : téléphone éteint, rangé dans le sac ou déposé à un endroit prévu. À la maison, en revanche, ce sont les habitudes familiales qui comptent.
Parents : comment accompagner votre ado ?
Interdire totalement fonctionne rarement à l’adolescence. Ce qui aide davantage, c’est un cadre clair, discuté ensemble :
- Parlez de ce qu’il y fait, pas seulement du temps passé : quels comptes suit-il, qu’est-ce qui lui plaît, qu’est-ce qui le met mal à l’aise ?
- Fixez des moments sans téléphone : pendant les devoirs, pendant les repas et la nuit, avec un chargeur hors de la chambre.
- Montrez l’exemple : un ado remarque vite si ses parents consultent leur écran à table.
- Restez attentif aux signaux : fatigue, notes en baisse, isolement, irritabilité quand le téléphone est absent.
Si le malaise dépasse le cadre scolaire, le médecin traitant ou le centre PMS de l’école sont de bons premiers interlocuteurs. Et si c’est l’école elle-même qui pose problème, notre article Mon enfant n’aime pas l’école peut vous aider.
Étudiants : garder les réseaux sociaux à leur place
Dans le supérieur, plus personne ne contrôle votre temps d’étude. Quelques habitudes simples protègent votre concentration :
- travaillez par blocs de 25 à 50 minutes, téléphone dans une autre pièce ou en mode avion, puis faites une vraie pause ;
- désactivez les notifications des applications qui ne sont pas indispensables ;
- utilisez les outils de temps d’écran intégrés à votre téléphone pour voir où passent vos heures ;
- gardez les groupes de cours pour l’entraide, et quittez ceux qui vous distraient sans rien apporter.
Pour aller plus loin, nos 5 conseils pour étudier et réussir tes examens détaillent comment organiser son étude.
Retrouver une méthode de travail qui tient
Quand les réseaux sociaux ont pris trop de place, le plus difficile est souvent de retrouver un rythme. Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique choisit pour l’élève ou l’étudiant un coach adapté à son profil. En cours particuliers, à domicile partout en Belgique ou en ligne, le coach l’aide à planifier son travail, à se concentrer sur des séances courtes et efficaces, et à rattraper les matières qui ont souffert.
C’est tout l’objet de l’accompagnement en méthode de travail, en secondaire comme dans le supérieur.
Les réseaux sociaux ne sont ni bons ni mauvais en soi : c’est l’usage qui fait la différence. Avec un cadre clair et un peu de méthode, ils peuvent rester un outil au service de la vie d’étudiant.