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Écrans, jeux vidéo et scolarité

Temps d’écran à la maison et jeux vidéo : leur effet sur l’école, les signes qui doivent alerter et des règles simples pour garder l’équilibre

Une partie de jeu vidéo qui déborde sur l’heure des devoirs, une tablette qui s’allume dès le retour de l’école, une console qui reste allumée tard le soir : ces scènes sont familières à beaucoup de parents. Les écrans font partie de la vie de nos enfants. La vraie question est de savoir quand ils commencent à peser sur la scolarité, et comment garder un équilibre à la maison.

Écrans et jeux vidéo : de quoi parle-t-on ?

Le temps d’écran regroupe toutes les activités de loisir devant un écran : télévision, vidéos en ligne, séries, messages, réseaux sociaux et jeux vidéo. Le travail scolaire sur ordinateur n’entre pas dans ce calcul.

Cet article se concentre sur les jeux vidéo et le temps d’écran à la maison. Pour les réseaux sociaux et le smartphone à l’école, lisez notre article sur l’impact des réseaux sociaux sur la vie des étudiants.

Jouer beaucoup, est-ce une addiction ?

Passer beaucoup de temps sur un écran ne signifie pas souffrir d’une addiction. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a bien inscrit le « trouble du jeu vidéo » dans sa classification internationale des maladies (CIM-11), adoptée en mai 2019 et en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Mais ce diagnostic concerne une minorité de joueurs.

Pour parler de trouble, l’OMS retient trois signes qui durent en général au moins douze mois :

  • le jeu échappe au contrôle (début, durée, arrêt) ;
  • il passe avant les autres centres d’intérêt et les activités de la vie quotidienne ;
  • il continue malgré des conséquences négatives nettes, à l’école, en famille ou avec les amis.

Les chiffres européens donnent un ordre de grandeur. Selon l’enquête HBSC publiée par l’OMS Europe en 2024 (jeunes de 11, 13 et 15 ans), un tiers des adolescents jouent tous les jours, plus d’un sur cinq joue au moins quatre heures les jours de jeu, et 12 % présentent un risque d’usage problématique, davantage chez les garçons (16 %) que chez les filles (7 %).

Comment les écrans influencent-ils la scolarité ?

Les études observent un lien entre beaucoup de temps d’écran et des résultats scolaires plus faibles. Ce lien ne prouve pas que l’écran soit la seule cause : le sommeil, l’activité physique et le climat familial jouent aussi. C’est justement par ces chemins que les écrans pèsent sur l’école.

Moins de temps pour les devoirs et l’étude

Le premier effet est mécanique : une heure de jeu est une heure qui ne sert ni aux devoirs, ni à la relecture d’une leçon, ni au repos. Les jeux en ligne sont conçus pour durer (parties qui s’enchaînent, défis quotidiens, récompenses), ce qui rend l’arrêt difficile.

Un sommeil plus court

Jouer ou regarder des vidéos le soir retarde l’heure du coucher et rend l’endormissement plus difficile. Or un enfant de primaire a besoin d’environ 9 à 11 heures de sommeil, un adolescent de 8 à 10 heures. Un élève qui dort mal mémorise moins bien et se concentre moins en classe.

Moins de mouvement

L’OMS recommande aux 5 à 17 ans au moins 60 minutes d’activité physique modérée à soutenue par jour, en moyenne. Le temps passé assis devant un écran se prend souvent sur le sport et le jeu dehors, qui aident pourtant à se concentrer et à se sentir bien.

La concentration et la patience

Un jeu vidéo récompense vite et souvent. L’étude, elle, demande un effort dont le résultat arrive tard : un bon point en fin de semaine, une réussite en juin. Un enfant habitué aux récompenses immédiates peut trouver le travail scolaire plus ingrat. Certains jeux sollicitent toutefois l’attention, la stratégie ou l’anglais : tout n’est pas à jeter.

Comment savoir si votre enfant passe trop de temps sur les écrans ?

Les recommandations canadiennes, souvent citées, fixent un repère de 2 heures d’écran de loisir par jour au maximum entre 5 et 17 ans. Ce chiffre est une balise, pas une règle absolue. Le comportement de votre enfant compte davantage que le chronomètre.

Quelques signes doivent vous alerter :

  • une fatigue fréquente le matin, des réveils difficiles ;
  • de l’énervement, de la colère ou de la tristesse quand il faut arrêter ;
  • des devoirs bâclés ou oubliés, des notes qui baissent ;
  • une perte d’intérêt pour l’école, le sport ou les amis ;
  • du mal à se concentrer sur une tâche qui n’est pas un écran.

Si plusieurs de ces signes s’installent pendant des mois, parlez-en au médecin traitant ou au centre PMS de l’école.

Comment réduire le temps d’écran à la maison ?

Chaque enfant et chaque famille ont leurs contraintes. Une chose est sûre : changer les habitudes de votre enfant demande souvent de revoir aussi les vôtres.

Commencer par le dialogue

Choisissez un moment calme pour en parler, sans reproche. Expliquez vos inquiétudes et écoutez ce que votre enfant aime dans ses jeux. Un enfant qui comprend les enjeux accepte plus facilement les limites.

Fixer des règles familiales claires

Décidez ensemble de quelques règles simples, valables pour tout le monde :

  • les devoirs d’abord, le jeu ensuite ;
  • pas d’écran pendant les repas ;
  • pas d’écran dans l’heure qui précède le coucher ;
  • la console et le téléphone dorment hors de la chambre ;
  • un temps de jeu prévu à l’avance en semaine, plus souple le week-end.

Choisir les jeux et utiliser le contrôle parental

La classification PEGI (3, 7, 12, 16 et 18 ans), présente sur les jeux vendus en Belgique, indique l’âge adapté au contenu. Elle ne dit rien du temps de jeu, d’où l’intérêt des outils de contrôle parental intégrés aux consoles, tablettes et smartphones : limite quotidienne, horaires, achats bloqués. Utilisez-les d’abord pour mesurer avec votre enfant le temps qu’il passe réellement, puis pour l’aider à tenir les règles décidées ensemble.

Rendre l’étude plus motivante

Le jeu vidéo séduit par ses objectifs courts et ses progrès visibles. On peut s’en inspirer pour l’étude : découper le travail en petites étapes, chacune réalisable en 20 à 30 minutes, et cocher ce qui est fait. Votre enfant voit ainsi qu’il avance. Une bonne méthode de travail repose sur ce type de planning.

Remettre du mouvement dans la semaine

Une activité sportive régulière, à jour et heure fixes, est l’un des meilleurs contrepoids aux écrans. Elle structure la semaine et prend naturellement la place d’une partie du temps de jeu.

Un accompagnement pour retrouver le rythme

Quand les écrans ont pris trop de place, les devoirs deviennent souvent un sujet de tension. Un tiers peut aider à remettre un cadre sans conflit. Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique choisit pour votre enfant un coach qui l’aide à organiser son travail : aide aux devoirs en primaire, cours particuliers en secondaire, à domicile partout en Belgique ou en ligne.

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