Un enfant qui croit en ses capacités ose lever la main, se trompe sans se décourager et recommence. La confiance en soi n’est pas un trait de caractère figé : elle se construit, jour après jour, à la maison comme à l’école. Voici comment l’aider à la bâtir.
Qu’est-ce que la confiance en soi ?
La confiance en soi, c’est croire en ce que l’on sait faire et en la personne que l’on est. La pédagogue et thérapeute comportementale flamande Marijke Bisschop en a fait le sujet d’un livre destiné aux adolescents, Bouwen aan zelfvertrouwen (Lannoo, 2004), qui a inspiré cet article.
On peut y distinguer deux faces :
- la valeur que l’on s’accorde : l’image de soi, le sentiment de mériter le respect, que l’on réussisse ou non ;
- la confiance dans ses capacités : la conviction de pouvoir apprendre, progresser et atteindre un objectif.
À l’école, les deux comptent. Un élève peut se sentir aimé et pourtant douter de lui en mathématiques. Un autre peut être brillant et se juger sans valeur au moindre échec.
Pourquoi est-elle si importante à l’école ?
Croire en soi est l’un des moteurs du développement. Un enfant qui se voit comme « nul » finit par ne plus essayer : à quoi bon, puisque ça ne marchera pas ? La confiance, elle, pousse à faire ce dont on est capable.
Elle sert aussi de tampon face au stress et aux critiques. Une mauvaise note devient alors une information sur ce qu’il reste à travailler, plutôt qu’un verdict sur sa personne.
Ce qui influence la confiance de votre enfant
La confiance en soi se forme sous plusieurs pressions, qui s’additionnent :
- les attentes des parents ;
- les exigences de l’école et les résultats ;
- le regard des amis et du groupe ;
- une société qui valorise la performance, et les réseaux sociaux qui invitent à se comparer ;
- la pression que l’enfant se met lui-même.
Sur la comparaison en ligne, l’article sur l’impact des réseaux sociaux sur la vie des étudiants donne des pistes concrètes.
Comment reconnaître un manque de confiance en soi ?
Un enfant ou un adolescent qui a confiance en lui a souvent une image positive de lui-même. Il ose se montrer vulnérable, relever des défis et faire des erreurs.
À l’inverse, un manque de confiance se voit souvent à quelques signes :
- il voit d’abord le négatif dans ce qui lui arrive ;
- il se compare sans cesse aux autres, qu’il imagine plus doués ou plus heureux ;
- il évite ce qui est nouveau ou difficile ;
- il vise une perfection impossible, ou se décourage au premier obstacle.
Le manque de confiance va souvent de pair avec la peur de l’échec, le perfectionnisme ou la peur de rater quelque chose (le fameux FOMO). Si l’angoisse avant les contrôles devient envahissante, parlez-en avec le titulaire ou le centre PMS de l’école.
Une bonne nouvelle : la confiance se travaille
La confiance en soi varie avec le temps et selon le contexte. Votre enfant peut être sûr de lui au football et timide en classe. Puisqu’elle bouge, elle peut aussi se renforcer, par l’exercice.
Il faut parfois sortir de sa zone de confort pour découvrir que l’on a une prise sur la manière dont on se voit. Chaque petit défi relevé devient une preuve, pour l’enfant, qu’il en est capable.
Comment votre enfant peut renforcer sa confiance en soi
Ces conseils s’adressent surtout aux adolescents. Vous pouvez les lui proposer, ou les découvrir ensemble :
- se fixer des objectifs ambitieux mais réalistes, découpés en petites étapes ;
- soigner sa posture : dos droit, appuis stables, regard vers l’avant ;
- porter des vêtements dans lesquels on se sent bien ;
- arrêter de se comparer : tout le monde doute de quelque chose, même ceux qui ont l’air très sûrs d’eux ;
- répéter un exposé à l’avance, devant le miroir ou devant un parent ;
- réessayer quand quelque chose ne marche pas du premier coup.
Une technique utile est le dialogue intérieur positif. Il faut un peu d’entraînement pour remarquer ce que l’on se dit à soi-même. Remplacer « je vais rater » par « je suis prêt, ça va aller » avant un examen change déjà l’état d’esprit.
Comment aider votre enfant, en tant que parent
Votre regard compte beaucoup. Quelques attitudes simples font la différence au quotidien :
- Accueillez ses idées et ses questions. S’il annonce « Plus tard, je serai pilote ! », répondez « Super, que doit savoir faire un pilote ? » plutôt que « Tu n’y arriveras jamais ».
- Notez ensemble ses fiertés. Chaque jour, une chose dont il est fier : dans un carnet, ou sur un papier glissé dans une boîte.
- Encouragez-le à faire ce qu’il peut, sans exiger un résultat précis. Il sentira votre soutien, pas une pression.
- Critiquez le comportement, pas l’enfant. « Ce que tu as fait n’était pas gentil » plutôt que « Tu es méchant ».
- Laissez-lui le droit à l’erreur, tout en restant le port sûr où il peut revenir.
Si votre enfant traîne des pieds pour aller en classe, l’article « Mon enfant n’aime pas l’école » peut aussi vous aider à comprendre ce qui se passe.
Le rôle du coach dans la confiance de l’élève
Un cours particulier se joue aussi sur ce terrain. En tête à tête, l’élève ose poser les questions qu’il n’ose pas poser en classe. Chez My Sherpa, nos coaches s’appuient sur quelques principes :
- parler en termes de solutions plutôt que de limites ;
- faire un compliment sincère de temps en temps, et dire à l’élève qu’on croit en lui ;
- commenter la démarche (la méthode, l’effort, la stratégie) plutôt que le seul résultat ;
- donner la parole à l’élève : « Qu’as-tu pensé de ce contrôle ? Comment ferais-tu autrement ? » ;
- valoriser chaque étape franchie, même deux exercices réussis sur dix.
Ces petits succès répétés finissent par changer la façon dont l’élève se voit. Les cours de méthode de travail vont dans le même sens : un élève organisé se sent plus en contrôle, donc plus confiant.
Un accompagnement sur mesure
Quand le manque de confiance s’installe dans une matière, un soutien régulier peut relancer la machine. Chez My Sherpa, un conseiller pédagogique choisit le coach qui correspond à votre enfant, pour des cours particuliers en secondaire comme en primaire. Les cours se donnent à domicile partout en Belgique, ou en ligne.