4 conseils pour une bonne méthode de travail

La planification, l’organisation et la synthèse : des réflexes essentiels pour permettre à chacun de développer une méthode de travail adéquate, et surtout efficace. Il ne faut également pas oublier l’importance des différentes techniques de mémorisation de l’élève, de sa manière de réviser ses cours et de s’autoévaluer. Les coaches My Sherpa cherchent avec votre enfant la méthode d’apprentissage – ou une combinaison de techniques d’apprentissage – adaptée à ses besoins. Nous vous invitons à découvrir ci-dessous quatre méthodes qui valent le détour.

 

# 1 Tester ses connaissances

Cette méthode est utile pour évaluer ses propres connaissances dans de nombreuses matières, et ce, pour des personnes de tous âges et qu’il s’agisse d’un exercice de mémorisation à court ou à long terme. Pour s’exercer à cette technique, l’étudiant peut utiliser des fiches sur lesquelles il/elle aura noté des mots clés ou aura synthétisé la matière. Une fois prêts, ses supports permettent à l’élève de s’interroger lui-même sur la matière et de tester ses connaissances, ce qui permet une meilleure mémorisation par la suite.

Des expériences menées parmi des étudiants ont démontré l’efficacité de cette technique. En effet, il a été demandé à un groupe d’étudiants de mémoriser 100 paires de mots de vocabulaire ; parmi eux certains ont été interrogés, d’autres non. Une semaine après ce premier exercice de mémorisation, ces mêmes étudiants ont dû énumérer 50 des 100 paires de mots de vocabulaire : 35 % des étudiants qui avaient été interrogés en étaient encore capable alors que seuls 4% des non-interrogés ont pu réaliser l’exercice.

Petite astuce : le système de prise de notes Cornell consiste à annoter les marges des feuilles de cours avec des mots-clés importants ou des questions relatives à la matière. Cela permet aux étudiants ensuite de s’interroger en cachant les notes et en essayant de répondre aux questions.

 

# 2 Répartir son temps d’étude

Cette méthode est efficace aussi bien pour les enfants très jeunes à partir de 3 ans que pour des jeunes étudiants ou pour des adultes, et cela qu’il s’agisse d’apprendre des nouveaux mots dans une langue étrangère, de retenir des formules mathématiques, de faire de la musique ou d’apprendre à maitriser des techniques de pointe. Nous avons souvent tendance à mémoriser des informations sur de courtes périodes, ce qui demande un effort considérable à notre cerveau et le fatigue très vite. Il s’agit notamment d’un réflexe constaté chez les étudiants en période de blocus, qui essaient d’apprendre la matière d’un semestre entier en quelques semaines, alors qu’il est beaucoup plus efficace et moins énergivore d’étaler l’étude sur des périodes plus longues. De plus, la mémorisation en est facilitée et pérennisée. Petite astuce : les manuels scolaires répartissent souvent la matière par chapitres, n’hésitez pas à vous servir de la table des matières de votre manuel pour répartir votre travail de manière efficace. Cela vous permettra aussi de travailler de manière plus sereine.

 

 #3 La méthode du « pourquoi »

Toute une série de recherches indiquent que les performances scolaires s’améliorent et que les étudiants sont plus stimulés grâce à la technique de l’elaborative interrogation. De quoi s’agit-il ? Cette technique consiste à se  poser la question « pourquoi » après la lecture d’un texte par exemple: ‘pourquoi est-ce logique que… ?’ ou ‘pourquoi est-ce vrai ?’ Cela permet à l’étudiant de discerner les faits des concepts et d’établir les relations de cause à effet. De cette manière, les étudiants sont activement engagés dans le processus d’apprentissage. Ceux-ci vont être amenés à faire des liens entre les nouvelles informations qu’ils lisent et leurs connaissances de base, le stock d’informations dont ils disposent et qui s’enrichit au fil des expériences… Les chercheurs notent toutefois que cette technique fonctionne moins bien si le terreau des connaissances de base de l’étudiant est moins riche car il pourra moins facilement mettre en balance les nouvelles informations avec ce qu’il connait pour en vérifier la véracité et la logique.

 

 #4 Alterner les matières

Les étudiants du niveau secondaire ou supérieur ont souvent tendance, en période d’examens, à consacrer une demi-journée ou une journée complète à l’étude complète d’un sujet, d’un chapitre ou d’une matière pour passer le jour suivant à une autre matière. Des recherches récentes ont démontré que cette méthode d’apprentissage par « blocs » n’est peut-être pas la meilleure approche pour développer des capacités de réflexion dites transversales.

L’interleaved practice (link) est une méthode d’apprentissage qui favorise à l’inverse l’alternance entre différents sujets car cela permet au cerveau d’établir des liens entre des matières ou sujets et de développer un cadre de réflexion plus large que via l’apprentissage dit vertical.

Le cerveau va aller chercher dans la mémoire la théorie et les connaissances appropriées à la résolution d’exercices variés et va permettre de développer un système réflexif flexible et plus large. La méthode « traditionnelle » par blocs va compartimenter les savoirs, les isoler et permettra moins facilement au cerveau de faire les liens entre les informations.

Cette méthode s’avère particulièrement efficace pour développer le raisonnement logique et l’efficacité lors de la résolution d’exercices de mathématiques. D’autres études ont cependant montré les limites de cette méthode lors de l’apprentissage de listes de vocabulaire dans une langue étrangère par exemple.

 

 

Conclusion

Notre système éducatif met l’accent, surtout dans les premières années de la scolarité des enfants, sur l’apprentissage « par cœur » des matières et, souvent, ne permet pas d’apporter les clés pour aider l’élève à développer une méthode de travail personnelle et efficace qui encourage la réflexion. C’est sans doute pourquoi beaucoup de jeunes se sentent perdus lorsqu’ils entament des études supérieures ou universitaires. Tout à coup, il leur est demandé de développer différentes compétences, d’engloutir beaucoup de matière tout en y apportant un regard critique, ce qui peut paraitre parfois insurmontable pour certains étudiants. Notre conseil est donc de permettre à l’élève de tester différentes méthodes et techniques dès son plus jeune âge afin de développer une approche originale, une méthode de travail personnelle qui lui permettra de gérer son temps, son étude de manière efficace, sans stress et en restant motivé !

 

Autres méthode à utiliser à bon escient

Souligner et surligner

Cette technique est très utile à condition d’être utilisée à bon escient! Il doit s’agir d’une première étape qui permet de mettre en évidence les informations importantes qui seront ensuite reprises dans des fiches, des résumés, des synthèses ou tout autre support utile à la mémorisation.

Attention à ne pas surligner à tout va en mode « pilote automatique ». Il est important de rester bien concentré afin de ne pas se concentrer uniquement sur le sens des phrases mais de comprendre la logique globale d’un texte.

 

Relire

Il s’agit du réflexe de tout étudiant avant un examen or il s’avère que relire n’apporte pas de plus-value en ce qui concerne la mémorisation.

Utiliser l’elaborative interrogation, ou la méthode du pourquoi est plus efficace pour faire le point sur ses connaissances.

 

Autres méthodes à exploiter

Imagery for text learning: cette méthode consiste à associer une image à un concept ou à une théorie pour faciliter la mémorisation.

La synthèse est un outil efficace pour tous les cours qu’ils soient de taille  importante ou non. Résumer les points importants prépare et facilite l’étude mais attention à ne pas perdre plus de temps que cela en fait gagner !

Utiliser des moyens mnémotechniques à savoir des mots, des petits jeux ou chansons qui, par association  d’idées, permettent de se rappeler de la matière à étudier.